À l’approche de l’été 2026, les vacances restent importantes pour une partie des Français, mais les contraintes budgétaires et la hausse du prix des carburants pèsent sur les projets de départ. Selon la sixième édition de l’étude « Les Français et les départs en vacances », réalisée par OpinionWay pour Point S, 50 % des personnes interrogées prévoient de partir pendant l’été.
L’enquête montre également que 47 % des Français anticipent un effet de la hausse des carburants sur leurs vacances. Certains envisagent de changer de destination, de raccourcir leur séjour ou de renoncer entièrement à partir.
La voiture demeure le principal moyen de transport envisagé, malgré un recul par rapport à 2025. Les automobilistes interrogés accordent avant tout de l’importance à la praticité du trajet et prévoient, pour près d’un tiers d’entre eux, un budget supérieur à 300 euros pour le carburant, les péages et le stationnement.
- 50 % des Français interrogés déclarent que les vacances restent un moment suffisamment important pour prévoir un départ cet été.
- 29 % ne prévoient pas de partir, dont 9 % qui renoncent faute de budget.
- 47 % estiment que la hausse du prix des carburants modifiera leurs vacances.
- 63 % des futurs vacanciers prévoient de rejoindre leur destination en voiture.
- 90 % des personnes qui partiront en voiture déclarent préparer leur véhicule avant le départ.
- 31 % des automobilistes anticipent plus de 300 euros de dépenses pour le carburant, les péages et le stationnement.
Un Français sur deux envisage de partir en vacances à l’été 2026
Selon l’étude OpinionWay pour Point S, 50 % des personnes interrogées envisagent de partir en vacances pendant l’été 2026, considérant que ce moment reste « sacré ». Cette proportion diminue de trois points par rapport à 2025, où elle atteignait 53 %.
50 % des Français interrogés prévoient de partir en vacances à l’été 2026.
Cette part était de 52 % en 2023, 55 % en 2024 et 53 % en 2025. Le niveau observé en 2026 est donc le plus faible des quatre dernières éditions présentées dans l’étude.
À l’inverse, 29 % des répondants déclarent qu’ils ne partiront pas. Parmi eux, 20 % n’avaient pas prévu de vacances et 9 % avaient initialement envisagé un départ, mais y renoncent faute de budget.
Les 21 % restants n’ont pas encore pris leur décision. Treize pour cent expliquent qu’ils choisissent habituellement à la dernière minute, tandis que 8 % attendent de connaître l’évolution du prix des carburants.
Les jeunes adultes et les cadres sont les plus nombreux à prévoir un départ
Les intentions de départ diffèrent fortement selon le profil des répondants. Elles atteignent 66 % parmi les 25-34 ans, contre 38 % chez les personnes âgées de 65 ans ou plus.
Les catégories socioprofessionnelles supérieures se distinguent également : 64 % de leurs membres prévoient des vacances, contre 50 % au sein des catégories populaires et 39 % parmi les personnes inactives.
La présence d’enfants dans le foyer constitue un autre facteur différenciant. 65 % des personnes vivant avec au moins un enfant mineur envisagent de partir, contre 44 % de celles qui n’ont pas d’enfant de moins de 18 ans dans leur foyer.
Les intentions atteignent par ailleurs 64 % en Île-de-France, contre 47 % en province. Elles sont particulièrement élevées dans l’agglomération parisienne, où 66 % des répondants projettent un départ, contre 40 % dans les communes rurales.
La hausse des carburants modifie les vacances de 47 % des Français
La hausse du prix des carburants ne conduit pas seulement certains ménages à hésiter. Elle modifie concrètement les projets de 47 % des personnes interrogées.
| Conséquence déclarée | Part des répondants |
|---|---|
| Changer de destination pour limiter les frais de carburant | 18 % |
| Renoncer à partir faute de budget | 17 % |
| Réduire la durée des vacances | 12 % |
| Aucun impact prévu | 46 % |
| Ne se prononcent pas | 7 % |
Le changement de destination est la conséquence la plus fréquemment citée, devant le renoncement au départ et la réduction de la durée du séjour. L’étude ne précise pas les destinations abandonnées ni les distances que les répondants souhaitent éviter.
Les familles avec enfants sont particulièrement exposées
L’effet des carburants est plus marqué chez les personnes ayant des enfants mineurs : 61 % d’entre elles prévoient une modification de leurs vacances, contre 41 % des répondants sans enfant de moins de 18 ans.
Dans ces foyers, 25 % envisagent de changer de destination, 23 % de renoncer au départ et 13 % de raccourcir leurs vacances.
Les 25-34 ans sont également plus concernés que la moyenne. Parmi eux, 63 % anticipent un impact, contre seulement 32 % des personnes âgées de 65 ans ou plus.
Point de vigilance : les réponses décrivent les intentions exprimées entre le 22 et le 25 mai 2026. Elles ne permettent pas de savoir si les changements de destination, les réductions de séjour ou les renoncements ont effectivement eu lieu pendant l’été.
La voiture reste le moyen de transport dominant malgré son recul
Parmi les personnes qui prévoient de partir ou qui n’ont pas encore pris leur décision, 63 % envisagent d’utiliser principalement une voiture pour rejoindre leur lieu de vacances.
Dans le détail, 56 % prévoient une voiture individuelle, 4 % une voiture partagée ou du covoiturage et 3 % une voiture de location. L’avion arrive en deuxième position avec 15 %, devant le train à 13 %.
Les autres modes de transport restent minoritaires : 2 % citent un car ou un bus de tourisme et 2 % un autre moyen. Cinq pour cent ne prévoient finalement aucun moyen de transport.
La part de la voiture diminue progressivement
La voiture conserve sa première place, mais son usage recule. Le sous-total des réponses liées à l’automobile est passé de 79 % en 2020 à 78 % en 2022, 68 % en 2023, 71 % en 2024, 67 % en 2025 puis 63 % en 2026.
La voiture individuelle suit la même tendance. Elle représentait 75 % des réponses en 2020, contre 56 % en 2026.
Cette diminution ne signifie toutefois pas que la voiture devient minoritaire. Elle reste nettement devant l’avion et le train, notamment dans les territoires moins denses.
| Lieu de résidence | Part prévoyant de partir en voiture |
|---|---|
| Commune rurale | 75 % |
| De 2 000 à 19 999 habitants | 74 % |
| De 20 000 à 99 999 habitants | 61 % |
| 100 000 habitants et plus | 60 % |
| Agglomération parisienne | 47 % |
À l’inverse, les habitants de l’agglomération parisienne citent davantage l’avion, à hauteur de 26 %, et le train, à 23 %. Dans les communes rurales, ces proportions tombent respectivement à 8 %.
La praticité guide davantage le choix du transport que son prix
Pour les personnes qui envisagent d’utiliser un moyen de transport, le premier critère de décision reste la praticité. 70 % citent le fait que le mode choisi correspond à leurs besoins, par exemple au nombre de voyageurs, aux bagages transportés ou à la présence d’un bébé.
Le caractère adapté au trajet est mentionné par 57 % des répondants. Ce critère recouvre notamment l’absence d’alternative compatible avec la distance ou avec les contraintes du déplacement.
Le prix intervient ensuite : 36 % déclarent avoir retenu le moyen de transport le plus économique. Enfin, 18 % évoquent son impact environnemental.
70 % choisissent leur moyen de transport d’abord pour sa praticité, contre 36 % pour son coût et 18 % pour son caractère écologique.
Les motivations varient selon le mode utilisé. Parmi les personnes qui prévoient de prendre le train, 53 % le considèrent comme le moyen le plus économique et 57 % comme le moins polluant.
Pour les utilisateurs d’une voiture individuelle, ces arguments sont moins fréquents : 31 % citent son coût et 8 % son caractère écologique. En revanche, 79 % mettent en avant sa praticité.
Les voitures thermiques représentent encore 79 % des départs automobiles
Parmi les personnes prévoyant d’utiliser une voiture individuelle, 79 % envisagent un modèle thermique fonctionnant à l’essence ou au diesel. Les véhicules hybrides représentent 15 % des réponses et les voitures électriques 5 %.
Le cumul des véhicules hybrides et électriques atteint ainsi 20 %, soit trois points de plus qu’en 2025. Depuis 2023, cette part est passée de 12 % à 20 %, tandis que celle des voitures thermiques a reculé de 87 % à 79 %.
Les véhicules électriques sont plus souvent envisagés par les moins de 35 ans, à hauteur de 15 %, que par les 50-64 ans, à 1 %, ou les personnes âgées de 65 ans ou plus, à 2 %.
À retenir : l’étude mesure le type de voiture que les répondants pensent utiliser pour les vacances. Elle ne mesure ni la composition du parc automobile français ni les immatriculations de véhicules.
Neuf automobilistes sur dix préparent leur voiture avant le départ
Parmi les personnes envisageant un trajet automobile, 90 % déclarent effectuer au moins une préparation avant les vacances.
La vérification des pneus est l’opération la plus répandue : 66 % contrôlent leur état et leur pression. La moitié vérifie le niveau d’huile et 49 % nettoient les vitres et le pare-brise.
- 36 % vérifient les feux de route ;
- 31 % effectuent un lavage complet du véhicule ;
- 27 % font réaliser une révision complète par un professionnel ;
- 17 % réalisent eux-mêmes une révision complète ;
- 17 % contrôlent la climatisation ;
- 8 % installent un accessoire, comme un coffre de toit ou une remorque ;
- 23 % citent une autre préparation, principalement le plein de carburant ou la recharge électrique.
Dix pour cent déclarent ne pas préparer leur voiture. Parmi ces répondants, 75 % expliquent qu’ils la font entretenir toute l’année.
Ce dernier résultat repose toutefois sur seulement 43 personnes. L’étude indique explicitement qu’il doit être interprété avec précaution et qu’il ne peut pas faire l’objet de ventilations détaillées.
Près d’un automobiliste sur trois prévoit plus de 300 euros de dépenses
Le budget automobile étudié comprend uniquement le carburant, les péages et le stationnement. Il ne prend donc pas en compte l’hébergement, la restauration, les activités ou l’entretien du véhicule.
| Montant envisagé | Part des automobilistes interrogés |
|---|---|
| Moins de 100 euros | 10 % |
| De 100 à 199 euros | 31 % |
| De 200 à 299 euros | 28 % |
| De 300 à 399 euros | 10 % |
| 400 euros ou plus | 21 % |
Au total, 69 % prévoient un budget ne dépassant pas 300 euros, tandis que 31 % anticipent une dépense supérieure à ce seuil. La proportion dépassant 300 euros progresse de deux points par rapport à 2025.
Les écarts entre les catégories étudiées restent modérés. Les budgets supérieurs à 300 euros concernent 36 % des catégories populaires, contre 26 % des catégories socioprofessionnelles supérieures.
Plus d’un Français sur trois pense réduire ses dépenses pendant les vacances
Interrogés sur l’ensemble de leurs dépenses estivales, 44 % des Français pensent dépenser autant que l’année précédente et 20 % davantage. Au total, 64 % anticipent donc un niveau de dépenses stable ou en hausse.
À l’opposé, 35 % prévoient de dépenser moins qu’en 2025. Cette proportion atteint 42 % parmi les 50-64 ans, contre 24 % chez les 18-24 ans et 25 % chez les 25-34 ans.
Les jeunes adultes sont les plus nombreux à anticiper une hausse : 37 % des 18-24 ans et 34 % des 25-34 ans pensent dépenser davantage. La proportion tombe à 14 % parmi les personnes âgées de 65 ans ou plus.
L’étude ne détaille pas les postes sur lesquels les répondants envisagent d’augmenter ou de réduire leurs dépenses.
Comment l’étude OpinionWay pour Point S a-t-elle été réalisée ?
L’enquête a été menée par OpinionWay pour Point S auprès d’un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans ou plus.
L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas. Les critères retenus sont le sexe, l’âge, la catégorie socioprofessionnelle, la taille de l’agglomération et la région de résidence.
Les participants ont répondu à un questionnaire auto-administré en ligne, selon le système CAWI, entre le 22 et le 25 mai 2026.
OpinionWay indique avoir appliqué les procédures et règles de la norme ISO 20252:2019. Pour un échantillon d’environ 1 000 répondants, les résultats doivent être interprétés avec une marge d’incertitude comprise entre 1,4 et 3,1 points au maximum.
Base des résultats : certaines questions n’ont pas été posées à l’ensemble de l’échantillon. Les données sur les moyens de transport concernent 709 personnes, celles sur la préparation et le budget automobile 445 personnes, et celles sur le type de voiture individuelle 399 personnes.
Quelles limites faut-il prendre en compte ?
- L’enquête repose sur des déclarations et des intentions formulées avant l’été. Elle ne mesure pas les départs et les dépenses effectivement réalisés.
- La collecte a été effectuée exclusivement en ligne, au moyen d’un questionnaire auto-administré.
- Plusieurs résultats portent sur des sous-échantillons plus petits que l’échantillon principal, ce qui augmente leur incertitude.
- La question sur les raisons de ne pas préparer son véhicule ne concerne que 43 répondants ; l’étude invite elle-même à interpréter ces résultats avec prudence.
- Les modalités de la question sur les intentions de départ ont été modifiées en 2026. Les comparaisons avec les années précédentes doivent donc être lues avec précaution.
- L’étude décrit des écarts entre catégories de population, mais elle ne permet pas d’établir que l’âge, le statut professionnel ou le lieu de résidence causent directement ces différences.
Ce que l’étude révèle sur les vacances d’été 2026
L’étude OpinionWay pour Point S décrit des projets de vacances d’été fortement arbitrés par le budget et les coûts de transport. Un Français sur deux envisage de partir, mais près d’un sur dix renonce à un projet de vacances faute de moyens.
La hausse des carburants joue un rôle central : elle pourrait modifier les vacances de près de la moitié des répondants, notamment au sein des familles avec enfants et chez les jeunes adultes.
Malgré son recul progressif, la voiture reste le moyen de transport majoritaire. Elle est principalement choisie pour sa praticité et son adéquation aux besoins du voyage. Les automobilistes anticipent néanmoins des dépenses significatives et adaptent leurs préparatifs avant le départ.
Ces résultats éclairent les intentions exprimées par les Français à la fin du mois de mai 2026. Ils doivent être compris comme une photographie déclarative réalisée avant la saison estivale, et non comme un bilan définitif des vacances effectivement prises.
Questions fréquentes sur les départs en vacances à l’été 2026
Quelle proportion de Français prévoit de partir en vacances à l’été 2026 ?
Selon l’étude OpinionWay pour Point S, 50 % des Français interrogés envisagent de partir en vacances pendant l’été 2026.
Combien de Français renoncent à leurs vacances faute de budget ?
Neuf pour cent des personnes interrogées déclarent qu’elles avaient prévu de partir, mais qu’elles renoncent finalement parce que leur budget ne le permet pas.
Quel est l’impact de la hausse des carburants sur les vacances ?
Quarante-sept pour cent des répondants anticipent un impact : 18 % changeront de destination, 17 % renonceront au départ et 12 % réduiront la durée de leurs vacances.
Quel moyen de transport sera le plus utilisé pendant l’été 2026 ?
La voiture reste le principal moyen de transport envisagé. Elle est citée par 63 % des personnes qui prévoient de partir ou qui n’ont pas encore décidé.
Quel budget automobile les Français prévoient-ils pour leurs vacances ?
Parmi les personnes qui envisagent de partir en voiture, 69 % prévoient au maximum 300 euros pour le carburant, les péages et le stationnement. Les 31 % restants anticipent un montant supérieur à 300 euros.
Fiche source de l’étude
| Titre de l’étude | Les Français et les départs en vacances, 6e édition |
| Organisme réalisateur | OpinionWay |
| Commanditaire | Point S |
| Date de publication | Mai 2026 |
| Type d’étude | Sondage quantitatif auto-administré en ligne |
| Population étudiée | Population française âgée de 18 ans ou plus |
| Échantillon | 1 002 personnes, constitué selon la méthode des quotas |
| Période de collecte | Du 22 au 25 mai 2026 |
| Zone géographique | France |
| Mode de recueil | Questionnaire auto-administré en ligne, système CAWI |
| Marge d’incertitude | De 1,4 à 3,1 points au maximum pour un échantillon de 1 000 répondants |